Que la gauche radicale "change d’échelle"...

Publié le par LCR 06 OUEST

Nouveau parti :
Besancenot veut que la gauche radicale "change d’échelle"


LA PLAINE-SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 28 juin 2008 (AFP)


Un millier de délégués des comités pour un "Nouveau parti anticapitaliste" ont tenu samedi leur première réunion nationale, un "acte fondateur fort" qui doit permettre à la gauche radicale de "changer d’échelle", selon Olivier Besancenot.
"Cette première réunion n’est pas un mini-congrès mais c’est un acte fondateur fort", a lancé l’ex-candidat de la LCR à la présidentielle, devant les délégués, en majorité non membres du parti trotskiste, réunis dans une salle austère de la Plaine-Saint-Denis.
"On a une responsabilité particulière : la gauche radicale anticapitaliste peut changer d’échelle", assure le jeune postier, qui prend la parole quelques minutes, comme les autres délégués. Son intervention dynamique enthousiasme la salle : "On est révoltés, on veut aller plus loin, on veut fonder une autre société, ce qui nous rassemble c’est une démarche de refondation politique", affirme l’ex-candidat à la présidentielle, dont la popularité va crescendo, selon des derniers sondages.
Constitués depuis plusieurs mois sous la houlette de la LCR, les comités regroupent désormais, selon la Ligue, quelque 10.000 personnes et se donnent pour objectif de fonder en janvier 2009 le nouveau parti, dont le nom reste à déterminer.
Alain Krivine, fondateur de la LCR en 1968, est ravi : "C’est un gros succès, on est au début du processus et on est déjà 10.000", trois fois plus que les effectifs de la LCR. "Ce sera un grand parti", pronostique-t-il.
Le succès, concède M. Krivine, n’est pas sans rapport avec l’espace libéré par le PS : "Olivier Besancenot apparaît comme le meilleur dirigeant contre Sarkozy, alors que le PS est muet ou même complice" du gouvernement, notamment sur la question "des retraites". A l’ouverture de la rencontre, Pierre-François Grond, membre de la direction de la Ligue, donne le ton : "Il y a urgence que, face à une gauche en état de sinistrose, une nouvelle force soit constituée".
"Nous n’avons de leçon à recevoir de personne pour ce qui est de la résistance à Nicolas Sarkozy", ajoute-t-il, alors que des voix, notamment au PS, accusent la LCR d’être instrumentalisée par le pouvoir pour fractionner la gauche.
A l’issue de la rencontre dimanche, une structure doit être mise en place - intégrant des militants non LCR - pour rédiger d’ici à l’automne un programme et définir des statuts de la nouvelle formation.
"Le plus grand défi est d’associer les non membres de la LCR à tous les chantiers", alors que "la moitié d’entre eux n’ont aucune expérience politique", estime M. Grond.


La parisienne Leila, du comité "l’Appel à la pioche" qui défend la cause des précaires, pose déjà une condition : "Que nos formes d’action soient prises en compte". "Nous sommes là pour enterrer la faucille et le marteau !"


Tout le monde n’est pas de cet avis "le Nouveau parti anticapitaliste doit dire clairement dans son programme et dans son sigle qu’il est révolutionnaire et de classe", souligne un militant de la tendance minoritaire de Lutte ouvrière, l’une des rares formations politiques à être présente.


Clémentine Autain, ex-candidate à la candidature antilibérale en 2007, reconnaît que "la LCR est la seule à faire une proposition politique" alors que "le PCF, la gauche du PS ou des Verts n’ont rien fait".


Mais pour réussir, elle doit notamment s’adresser aux autres sensibilités" pour ne pas devenir "une LCR un peu plus grande". Mais, cette critique d’une "LCR-bis est désormais derrière nous", estime Rosie, venue des Bouches-du-Rhône.

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