Le NPA est !

Publié le par LCR 06 OUEST



Les 28 et 29 juin, s’est tenue la première rencontre nationale des comités d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste (NPA). Un vrai succès, à la fois numérique et politique.



Les travaux de la rencontre nationale des comités NPA étaient divisés en deux parties. La première partie de la discussion, en séance plénière, a permis à chacun de prendre la mesure du processus en cours, et à une soixantaine de délégués d’intervenir, pour faire part de leurs expériences, de leurs luttes, de leurs questionnements. S’agissant d’une première rencontre, cette étape était nécessaire, et, malgré sa longueur, les délégués l’ont suivie avec beaucoup d’attention.

 
La seconde partie était constituée par un travail en commissions thématiques : internationalisme, féminisme, écologie, entreprises, quartiers populaires, précarité, santé, nom du parti, presse et communication, site Internet, jeunes, LGBTI1, déclaration commune, organisation du processus. Pour chacune d’elles, un compte rendu écrit est à venir, le travail, très constructif, ayant rassemblé un nombre substantiel de personnes. Les deux dernières ont rapporté leurs conclusions à toute l’assemblée, car elles étaient chargées de prendre immédiatement acte de l’étape franchie ce week-end, en impulsant une nouvelle phase du processus. L’une a élaboré une déclaration commune : ce nouvel appel à la construction d’un nouveau parti anticapitaliste n’est plus lancé par la LCR ; il émane désormais du processus constituant lui-même (lire ci-contre). L’autre commission a longuement discuté des prochaines échéances du processus, des adhésions et du financement, des tâches du comité d’animation national et de sa composition.

 
Trois échéances font un large accord : l’investissement, par le nouveau parti, de la journée qui lui est réservée au cours de l’université d’été de la LCR, à Port-Leucate, du 23 au 27 août ; une nouvelle réunion nationale des comités à l’automne, fin octobre ou début novembre ; et un congrès de fondation, fin janvier 2009. Pas trop tôt, afin de laisser du temps au processus encore en plein développement, ni trop tard, parce qu’il faut avancer : le congrès de fondation n’est lui-même qu’une étape et non un point d’aboutissement.


Dans la perspective de la réunion nationale et du congrès, il semble important de matérialiser l’engagement dans le processus et de commencer à aborder la question des finances. C’est à cette fin que la commission a proposé la mise en place d’une carte de membre fondateur, à cotisation unique jusqu’au congrès, mais ensuite d’un montant variable en fonction du revenu. Cela permettra de se faire une idée plus précise du nombre de personnes engagées et d’avancer vers un système de représentativité dans les réunions nationales en fonction de cette réalité numérique. Ce type de matérialisation exclut toute idée qu’on fermerait la porte et qu’on se contenterait de structurer l’existant : le processus constituant est ouvert jusqu’au congrès. Il ne s’agit pas d’adopter un mode de structuration rigide, qui reviendrait à ce que le dernier entré ferme la porte derrière lui mais avoir en tête les centaines, les milliers de gens qui vont rejoindre le processus avant même la fondation du parti. Il a d’ailleurs été décidé de ne pas donner d’indication en termes de structuration intermédiaire : les comités font ce qui correspond politiquement à leurs besoins, il n’est pas question d’imposer d’en haut un type de structuration départementale ou régionale à un processus qui présente des rythmes très différenciés.


Comité d’animation national

  
L’autre affaire importante était celle du comité d’animation, mis en place pour assumer le transfert progressif des tâches, jusque-là assurées par la direction de la LCR. C’est une étape décisive, que la dynamique confirmée par la rencontre nationale a permis de franchir, même si, évidemment, le comité d’animation désigné – l’absence de système de mandatement vu le caractère très récent de la plupart des comités d’initiative rendant un vote impossible à cette étape – est transitoire et représentatif d’un processus encore en développement.

Chargé de coordonner et d’animer le processus constituant d’ici la prochaine réunion, ce comité d’animation a du pain sur la planche. Il va lui falloir, en particulier, assurer la circulation et la diffusion de l’information et préparer le congrès, qui pourrait s’organiser autour de trois documents : un sur le fonctionnement, un premier document programmatique (même si tout ne sera pas tranché au congrès et si la discussion se poursuivra sur une série de questions), un document de « conjoncture », qui indique les orientations du nouveau parti dans la situation.


La composition du comité d’animation a suscité beaucoup de débat et de discussion. Mais on est parvenu à un large accord sur des candidatures que l’on peut schématiquement répartir en quatre groupes. Commençons par la composante majoritaire, les représentantes des comités non membres de la LCR (à deux exceptions près). Il y en aura, une fois les dernières discussions abouties dans les comités qui avaient encore besoin d’un peu de temps, autour de 35 (25 pour le moment). Trois observateurs représentent la fraction l’Étincelle de Lutte ouvrière et la Gauche révolutionnaire, qui ont indiqué leur accord à cette étape pour participer au processus, avec une réserve en ce qui concerne l’issue finale de leur participation. La LCR est représentée par son bureau politique de 21 membres (auxquels s’ajoutent les deux exceptions issues des comités locaux). Les comités jeunes sont représentés par six personnes, trois membres de la LCR ou des JCR, trois qui ne le sont pas. Ce comité d’animation devrait parvenir à compter autant de femmes que d’hommes.

 

 

Ingrid Hayes.

 

 

 

 

 

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