Le tract de la semaine.

Publié le par LCR 06 OUEST

Hypocrisie, suffisance, arrogance


Contre les peuples et les travailleurs

 

On ne peut que se réjouir qu’Ingrid Bétancourt et une quinzaine d’autres otages soient enfin libres, partager la joie de ses enfants, de sa famille, de ses proches. Ceci dit, les souffrances qu’a pu endurer Ingrid Betancourt, la condamnation de la prise d’otage ne sauraient occulter la campagne d’intoxication engagée par Sarkozy avec la complicité active des médias et à laquelle se livre complaisamment Ingrid Betancourt. Cette dernière mène un combat politique avec ses amis, les Villepin, Sarkozy et autres. Dans ce combat, elle invoque dans un méli-mélo sentimental la « douce France », Dieu, Sarkozy et l’armée colombienne, mais elle oublie de parler des souffrances d’un peuple, le peuple colombien pris en otage par un régime dictatorial allié des Etats-Unis. Pas un mot des peuples victimes de la dictature des classes privilégiées sur le monde. Pas un mot de l’immense majorité de cette France qui se lève tôt et ne fait pas partie des privilégiés. Elle vante l’union nationale pour nous faire croire que nous sommes tous solidaires.


Uribe, le dictateur sanglant

 

Toute la presse fait aujourd’hui l’éloge du président et de l’armée colombienne qui ont réussi la libération des otages. La mise en scène de cette libération masque probablement des manoeuvres peu glorieuses, infiltration des Farc à la dérive et corruption de leurs chefs pris au piège de leur propre politique coupée du peuple. Cette armée colombienne est une armée de guerre civile. Uribe est le président de forces paramilitaires spécialistes de l’assassinat politique, faisant régner la terreur contre les opposants au régime en particuliers les militants syndicalistes. Ils ont à leur actif l’assassinat de 2500 syndicalistes, de plus de 5000 militants de l’Union patriotique, force d’opposition¸ la disparition de 15 000 opposants. Ils défendent les intérêts des grands propriétaires qui ont la main mise sur le pays et ses richesses. La dérive des Farc luttant pour leur propre survie offre à ces forces réactionnaires une victoire inespérée. Mais c’est bien ce régime que légitiment Ingrid Betancourt et ses amis politiques de droite.


Sarkozy, l’arrogance provocatrice

 

Pour Sarkozy en chute libre dans les sondages, l’occasion était trop belle de tenter de se donner une image humaine, l’occasion aussi de jouer l’ouverture, l’union nationale. Tous derrière Ingrid Betancourt et…le pouvoir. Et chacun de tenter de vouloir nous faire oublier qu’en France aussi il y a des riches et des pauvres, des très pauvres, des sans droit et des sans papiers. Grisés par ce qu’ils croient être leur victoire, les Fillon, Sarkozy et autres Devidjean exultent. A les en croire, l’opinion serait avec eux, toute contestation défaite, la nécessité des réformes acceptée par tous. Samedi au Congrès national de l’UMP, Sarkozy a cru bon de s’exclamer, ironique et méprisant, "désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit". Voilà qui donne la mesure du « dialogue social » tel que le gouvernement le conçoit..


L’action collective

 

Ceci dit, Sarkozy et ses amis ne perdent rien pour attendre. Ils sont eux-mêmes dupes de leur propre propagande mais dans le monde du travail, chacun fait ses comptes. Les hausses des prix s’accentuent, les salaires stagnent, l’Etat continue ses largesses au patronat et aux riches alors que l’économie mondiale est menacée d’une récession globalisée. Oui, leur système est pourri, mais c’est pas notre action collective que nous pourrons faire valoir nos droits aujourd’hui, pour, demain, changer ce monde.

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