Union Européenne...

Publié le par LCR 06 OUEST

le Collectif "Pour une autre Europe" critique la présidence française


Le collectif "Pour une autre Europe" rassemblant des syndicats, des associations dont Attac et des partis comme la LCR, a dénoncé mardi les priorités de la présidence française de l’UE, réclamant l’abandon du Traité de Lisbonne au profit d’une "Europe sociale".
"Nous sommes convaincus que l’Europe est nécessaire mais la construction européenne actuelle nous conduit droit dans le mur", a affirmé Jean-Marc Roux, secrétaire de la Fédération finances CGT, lors d’un point de presse.
Le collectif, qui se veut un cadre pérenne pour avancer "des propositions alternatives", rassemble une partie des organisations du "non de gauche" au traité constitutionnel européen de 2005.
Mais le PCF n’est pas signataire.
En revanche, il y a des nouveaux adhérents (FSU, fédérations fonctionnaires CGT).
"Il n’y a pas d’exclusive et d’autres peuvent nous rejoindre", souligne Pierre Khalfa (Solidaires).
Le postulat de départ est que le Traité de Lisbonne, rejeté par le peuple irlandais, est désormais "mort et doit être retiré".
"En total désaccord" avec les priorités de la présidence française de l’UE, le collectif propose des orientations "totalement différentes", selon M. Roux : politique d’immigration respecteuse des "droits des migrants", politique environnementale "active", une "agriculture paysanne" et en matière de défense "la priorité au désarmement".
Pour parvenir aux objectifs fixés (emploi, services publics de qualité), des solutions sont avancées : la "concurrence ne doit plus être une norme contraignante", il faut un "contrôle démocratique de la BCE", un "budget européen conséquent", "un contrôle strict de la circulation des capitaux", égrène Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac France.
"Ce qui est neuf dans notre démarche c’est la création d’un cadre permanent pour réfléchir aux réponses alternatives" sur l’Europe "et pas seulement réagir au coup par coup à un texte", souligne Yves Salesse (Copernic).
Le collectif s’associe aux mobilisations déjà prévues à l’automne et propose un "vaste rassemblement" à Paris le 6 décembre à la veille du sommet sous présidence française.
Il n’entend pas déboucher sur des listes électorales en vue des européennes de 2009.

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