NPA, compte-rendu de commisions (2) :

Publié le par LCR 06 OUEST

Nom....


Quelques remarques pour commencer :


A) L’exercice qui consiste à faire la synthèse d’un débat riche avec de nombreuses interventions, n’est pas simple. Restituer l’exactitude des différentes interventions s’avèrerait compliqué : on risque alors d’oublier et de déformer, on risque aussi d’ennuyer les lecteurs et lectrices. Le choix est donc de présenter le plus objectivement possible les grandes lignes qui se sont dégagées de la discussion.


B) La plupart des intervenants ont tenu à préciser qu’il n’y avait pas eu vraiment dans leur comité respectif de débat organisé sur le nom mais surtout sur le profil politique du nouveau parti. Personne ne venait là mandatée par un comité pour défendre tel ou tel nom.


C) Une cinquantaine de participants


Plutôt parti que mouvement...


accord parmi les participant-e-s pour dire qu’il est difficile de parler du nom sans parler de la forme et du profil.


Pas mal d’interventions pour dire qu’il faut un parti plutôt qu’un mouvement. Du coup certain-e-s pensent que le mot « parti » doit apparaître dans le nom, d’autres pensent que s’il faut un parti il n’est pas obligatoire que le mot soit présent dans le nom.


Les mots :


Beaucoup d’interventions ont porté sur les mots, leur signification, ce qu’en disaient les militants NPA (militant-e-s LCR et non LCR), comment ils pouvaient être perçus en général (dans la société, dans l’opinion). De nombreuses remarques sur « anticapitaliste » : connoté trop négativement car contre quelque chose sans porter un projet en positif ; remarques inverses également : anticapitaliste permet de montrer qu’on est radicalement opposés au capitalisme, pas dans la compromission, pas dans la gestion du système comme le sont les partis de la gauche traditionnelle et institutionnelle, PS en tête. Un camarade précisant même qu’il lui conviendrait de garder le nom NPA.


Débat également autour du mot « Révolution » : constat de beaucoup d’intervenants, mot dans beaucoup de têtes, associé à l’idée de violence, pour autant des camarades considèrent que ce mot devrait figurer dans le nom du NPA.


Même chose avec « communiste » et « socialiste » : « communiste » renvoyant inévitablement aux expériences des pays de l’est, celui de socialiste au social libéralisme et à la social démocratie ; d’autres ont fait remarquer que communiste et socialiste renvoyaient aussi au type de société. D’autres encore que ces mots étaient parfois complexes à expliciter etc...


Quant au terme « la gauche », avis également partagé entre ceux et celles qui pensent qu’il faut revendiquer le terme face à une gauche traditionnelle qui a capitulé ou qui n’est plus à gauche (PS), et ceux et celles qui au contraire pensent que le terme est galvaudé avec ce que représente à une échelle de masse une gauche (toujours classique) qui ne s’oppose à rien et gère loyalement le capitalisme.


Quel type de nom :


Noms, plus classiques, comprenant les mots Parti/Révolutionnaire/Socialiste/Internationaliste avec des combinaisons diverses ou des acronymes avec l’idée d’articuler nom/sigle et déclinaison du sigle : AGIR, UTILE.


Là encore avis partagés et divers.


Les enseignements de la réunion :


Un débat riche avec de nombreuses interventions. Même si certains camarades sont intervenus plusieurs fois, nombreux et nombreuses ont été ceux et celles qui se sont exprimés.


Même si les avis divergent sur ce que doit être le nom du parti, il était largement partagé l’idée que :

- 
le nom du NPA était la dernière question à trancher et que cela serait au congrès de fondation de le faire, la commission qui se tenait n’avait comme fonction que de recenser les débats autour du nom et ne pouvait en aucun cas décider quoi que ce soit.

- 
Qu’au delà du nom, la question du projet et du profil politique étaient essentiels, le nom étant à l’image du parti qu’on veut construire.

- 
Quel que soit le nom qui sortirait du congrès, tout le monde ne pourrait pas être satisfait, peut-être une certaine « frustration » mais qu’en aucun cas le nom ne devait être et ne doit être un obstacle à la construction du parti.


Les dernières interventions portaient aussi sur les modalités de poursuite du débat sur le nom : l’organisation de ce débat sera une tâche du comité provisoire national d’animation, les comités d’initiative doivent s’emparer formellement de ce débat et proposer également des contributions écrites.

Publié dans nouveau parti

Commenter cet article