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Publié le par LCR 06 OUEST

 

Les salariés bradés « volontairement » !


Le 20 décembre dernier, SFR-Cegetel, en fusionnant avec Neuf, devenait le premier opérateur européen non issu des opérateurs historiques, avec plus de 10 000 salariés et 12 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Quelques mois après, la direction du groupe annonce un plan de restructuration, avec 800 suppressions d’emplois à la clé. Celles-ci concernent essentiellement les métiers du réseau et de l’informatique (plus de 500 emplois supprimés), touchant en priorité les sites d’Aix, de Nantes et de Metz qui, à court terme, fermeront, la direction ne voulant désormais que deux sites, à Paris et à Lyon.

 

La direction de SFR-Neuf-Cegetel assure que cette réorganisation découle de la fusion avec Neuf, qu’il n’y aura pas de licenciements, seulement des « départs volontaires », et qu’il y aura également des créations d’emplois. Ben voyons ! Les salariés ne sont pas dupes, connaissant parfaitement la politique du groupe Vivendi, qui n’hésite pas à augmenter ses profits (lesquels, on le notera, ne cessent d’augmenter) en se débarrassant de ses salariés. Le dernier exemple en date : l’externalisation, il y a un an, des centres d’appels internes où, malgré une lutte sans précédent, plus de 1 200 salariés se sont retrouvés dans le groupe de Teleperformance ou d’Arvato (entreprises de sous-traitance) avec des conditions de travail et des salaires au rabais.

 

Face à cette nouvelle restructuration, qui ne sera pas la dernière, les salariés doivent se mobiliser et ne pas accepter le cadre des négociations imposé par la direction. Nous ne sommes pas « achetables » pour partir « volontairement ». Aujourd’hui, les salariés de SFR-Neuf-Cegetel a le droit de garder leur emploi dans le groupe Vivendi. La mobilisation et la lutte sont la seule solution.

 

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