Pétition de soutien à Siné...

Publié le par LCR 06 OUEST

Pétition de soutien à Siné
avec près de 2.000 signatures, selon ses proches

 


Une pétition de soutien à Siné, licencié de Charlie hebdo après une chronique sur une supposée conversion au judaïsme de Jean Sarkozy, a obtenu près de 2.000 signatures, selon les proches du dessinateur et chroniqueur. "C’est impressionnant, c’est de la folie", a commenté Siné à l’AFP.
La pétition rappelle les faits reprochés au chroniqueur, "un anar", qui "dénonce seulement, avec le ton fleuri qui est sa marque de fabrique, l’opportunisme du fils du président de la République".
Elle reproche au directeur de la publication de Charlie hebdo, Philippe Val, de s’être "couché devant Jean Sarkozy", et évoque la "grande gueule" de Siné, "sa violence intellectuelle, son humour et surtout sa maison ouverte à tous : Juifs, Arabes, Français, Noirs, Auvergnats, Bretons, pédés, communistes".

"Nous apportons notre soutien inconditionnel à Siné", disent les signataires.

Le texte est signé par nombre de dessinateurs -Willem, Pétillon, Pichon, Philippe Geluck, Desclozeaux-, des écrivains tels Gilles Perrault, François Maspero et Raphaël Confiant, des philosophes comme Michel Onfray et Daniel Bensaïd, les humoristes Guy Bedos et Christophe Alévêque, l’écrivain et cinéaste Fernando Arrabal, le réalisateur Pierre Carles, des enseignants, des journalistes -Denis Robert, Denis Sieffert...-, la comédienne Marina Vlady, le porte-parole de la LCR Alain Krivine, l’entarteur Noël Godin...

Ses proches ont en outre transmis à l’AFP le texte d’une lettre de Guy Bedos à Philippe Val, qu’il accuse d’être à l’hebdomadaire "ce que Sarkozy est à la France", et une autre de l’avocate féministe Gisèle Halimi qui estime que le licenciement de Siné "participe des procès en sorcellerie qui se multiplient aujourd’hui pour maintenir une psychose du juif persécuté". Enfin ils citent une interview du dessinateur Plantu à l’Est républicain, où il souligne que Charlie Hebdo est "un journal de provocateurs (...) qui fait du bien", et que "dans la provocation il convient d’accepter les dérapages".

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