NPA, compte-rendu de commisions (9) :

Publié le par LCR 06 OUEST

LGBTI


Cette commission n’avait pas été prévue initialement par les camarades qui animent la commission de la LCR au programme des Assises, et ce en raison d’un calendrier militant chargé qui faisait coïncider l’initiative NPA avec la Marche des fiertés LGBTI. Néanmoins, forts de l’Appel LGBTI sur un NPA initié par les camardes de la commission de la LCR, des délégués ont manifesté l’envie de se réunir et de débattre autour de ces questions lors des Assises et auraient été [mécontents] qu’un tel moment de rencontre et d’échange ne fût pas organisé.


Il ressort que cette première rencontre est très positive à plusieurs titres :

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Par le nombre de militants des comités NPA qui se sont réunis : 25, venus de plusieurs villes et communes (Bordeaux, Chalons sur Soâne, Saint Etienne, Morlaix, Paris, Toulouse, Marseille, ...). Les questions LGBTI apparaissent donc comme une préoccupation majeure d’un certain nombre de délégués qui aspirent à la création du NPA. Soulignons en outre le fait que ce nombre de militants marque un saut quantitatif important et appréciable par rapport à l’investissement militant tel qu’il se vit à la LCR actuellement.

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Sur le fond, par l’intérêt des questions soulevées par les délégués concernant l’articulation à construire entre le nouveau parti et les luttes LGBTI ; concernant également directement l’Appel rédigé, base de discussion dans le processus constituant du NPA.


Plusieurs sujets ont ainsi été abordés :

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La question de l’oppression spécifique et de son articulation commune avec l’oppression hétéropatriarcale que combat aussi le mouvement féministe. La définition de nos identités, en opposition avec l’oppression des normes existantes, doit être au cœur d’un projet qui aspire à la « transformation révolutionnaire de la société ». Le terme « LGBTI » que nous utilisons actuellement ne semble pas être entièrement satisfaisant, tant d’un point de vue théorique et politique, que d’un point de vue « pédagogique » pour un parti large qui souhaiterait affronter de front ces problématiques ; le nom de la commission traitant de ces questions au sein du nouveau parti sera donc probablement à reformuler.

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Les axes de l’Appel, bien entendu, (au nombre de cinq) et leur nécessaire amendement dans le cadre d’un débat qui prenne directement en compte les préoccupations des personnes concernées par l’oppression homophobe au quotidien. Les thèmes de l’égalité démocratique et de la santé sont ceux qui ont le plus polarisés la discussion, du fait notamment du vécu des personnes présentes. Par ailleurs, il a été souligné que l’appel ne traite pas explicitement de la double oppression que peuvent subir les personnes handicapées, et qu’il ne traitait pas des questions liées à la protestation.

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Plus préoccupants peut-être ont été les échanges relatifs à l’accueil des questions LGBTI au sein des comités NPA. Ainsi, la légitimité politique de ces luttes ne semble pas partout admise, et nous pouvons clairement dire qu’une homophobie qui ne dit pas toujours son nom peut exister de la part de militants dans certains comités. Il apparaît donc que le travail de notre organisation sur ces questions, au même titre que sur toutes les autres discriminations, est fondamental. En outre, nous ne pouvons pas admettre que ces luttes soient considérées comme secondaires, et donc reléguées au second plan, si le temps le permet. Trop souvent et trop longtemps, même si des évolutions positives sont survenues, c’est ainsi que la LCR a réagi face à ces questions. De la lutte contre les discriminations au sens large, en passant par le droit au logement, le droit d’asile des sans papiers, la question internationale, la santé, le féminisme… c’est autant de sujets que les préoccupations des luttes LGBTI traversent et peuvent irriguer. Aussi, la nouvelle organisation qui doit voir le jour ne peut, sauf erreur d’appréciation politique, faire l’économie d’une réflexion de fond sur ces questions, qui concernent bien entendu tou-tes les militant-es de cette organisation, si tant est qu’ils souhaitent réellement révolutionner la société tous ensemble. Elle devra donc faire en sorte de mettre autant que possible ces revendications en avant et fournir l’effort et l’investissement militant que cela nécessite, à commencer par la formation.


Cette rencontre, plutôt encourageante et féconde pour les perspectives qu’elle trace, a donc permis d’étoffer le réseau de contact actuel de la commission de la LCR. Un certain nombre de délégué est par ailleurs inscrit à l’Université d’été, ce qui nous permettra de continuer à débattre et à réfléchir sur notre activité et sa structuration en août prochain, avant de nouvelles initiatives à la rentrée.

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