De la fédération SNCF de la CGT...

Publié le par LCR 06 OUEST

 

La SNCF délocalise ses activités...
dans les plateformes téléphoniques du Maroc.

 

Alors qu’elle supprime des milliers d’emplois en France, la direction Fret de la SNCF fait appel à une société basée au Maroc pour la saisie des données des contrats de transport des marchandises. Dans le même temps, des dizaines de cheminots spécialisés dans la taxation des transports de marchandises sont sans travail ou réaffectés dans d’autres services de la SNCF.


En 2006, le sinistre plan de réduction du trafic Fret de la SNCF initié par M. VERON, avait aussi sévi dans les services administratifs du transport de marchandises. L’obsession de la direction de supprimer des emplois l’avait conduit à fermer la vingtaine de centre de taxation répartie sur le territoire national pour ne faire subsister qu’un centre basé à Paris Bercy. Parallèlement, la direction de l’administration des ventes était transférée à Strasbourg, comprenne qui pourra !

Ces suppressions d’emplois étaient présentées comme inéluctables du fait du passage des contrats de transport sous format papier en contrats de transport électroniques établis directement par le chargeur. Un système informatique était chargé de résoudre tous les problèmes de taxation !


Résultat, à la mi 2007 près de la moitié des créances échues des contrats de transports dus à la SNCF ne pouvaient être encaissées du fait d’erreurs de taxation ou d’absences de justificatifs (plus de 40 millions d’Euros fin août 2007). Cette bérézina financière conduisait l’unique centre de taxation à une surcharge de travail telle que la direction a fini par rajouter des postes de travail supplémentaires mais surtout à faire appel à des travailleurs intérimaires pour ne pas pérenniser l’emploi.


Certains gros chargeurs de la SNCF étant réfractaires au contrat de transport électronique, la direction du Fret SNCF a décidé de facturer 25€ chaque contrat de transport papier remis. C’est donc la saisie manuelle des données écrites du contrat de transport dans le système informatique de la SNCF qui est délocalisée au Maroc.


La direction d’une entreprise nationale comme le SNCF n’a donc aucun scrupule :

Elle supprime des milliers d’emplois en France ;
Elle veut imposer des reculs sociaux à ses salariés pour les aligner sur la concurrence ;
Elle contraint ses chargeurs à se plier à sa stratégie de déshumanisation des relations commerciales ;
Elle délocalise de la charge de travail dans des pays où les conditions sociales sont les plus faibles pour réaliser le plus de profit possible sur une prestation largement surévaluée.


La Fédération CGT qui avait fait de nombreuses propositions alternatives pour développer le transport des marchandises par le mode ferroviaire SNCF dans le cadre du « Grenelle de l’Environnement » condamne cette nouvelle régression sociale imposée par la direction Fret de la SNCF et appelle les cheminots à se rassembler et à se mobiliser !

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