Besancenot promet une rentrée « offensive »...

Publié le par LCR 06 OUEST

 


Article publié dans Le Figaro, mardi 26 août, par S.L.


Le parti d’extrême-gauche tenait ce weekend son université d’été, placée sous le signe de la transformation en Nouveau Parti Anticapitaliste

 


Alain Krivine, figure de 68 et fondateur, voici 40 ans, de la Ligue Communiste Révolutionnaire, est ravi : « C’est un beau succès, une étape est franchie dans la construction du Nouveau parti anticapitaliste ». La LCR a tenu ce weekend à Port-Leucate, dans l’Aude, ce qui devrait être sa dernière université d’été.


Le parti trotskiste doit en effet disparaître en janvier 2009 pour fusionner dans une formation plus large, pour l’instant appelée « Nouveau Parti Anticapitaliste » (NPA). Pour ce faire la LCR a réuni partout en France des comités chargés de définir la ligne de cette nouvelle formation, qui doit se rêve en pôle de rassemblement de la gauche de la gauche.


Alain Krivine l’assure, « le saut n’est pas seulement numérique, mais qualitatif ». Selon lui, « les participants viennent d’une autre culture, pour beaucoup ce sont des jeunes des banlieues ». Mais si les militants trotskistes promettent que la LCR ne tiendra pas les rênes du NPA, ils restent l’ossature de cette formation.


Et le discours d’Olivier Besancenot, encore sacré par un récent sondage CSA meilleur opposant à Nicolas Sarkozy derrière le maire de Paris, Bertrand Delanoë, est resté peu ou prou le même. « Nous creusons le même sillon : continuer à paraître comme les opposants les plus efficaces à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef », assure l’ex-candidat à la présidentielle, qui veut « faire apparaître une alternative politique crédible au gouvernement » actuel.


Manifester pour le retrait des troupes d’Afghanistan

 


Olivier Besancenot a exhorté ses troupes à une rentrée active. « La possibilité est réunie pour qu’objectivement on puisse remporter des victoires sociales », a-t-il lancé, évoquant « l’exaspération sociale », les licenciements « en cascade » alors que « les marges de manoeuvre du gouvernement ont fondu ». « La situation à la rentrée peut « devenir rapidement explosive », et « la flamme peut de déclarer à n’importe quel moment », promet-il.


Et de revenir aux fondamentaux : « Il y a du grabuge en perspective parce que le capitalisme et les capitalistes français sont en train de craquer. Ce qu’il leur faudrait, c’est une bonne vieille révolution ».


Un sujet, notamment, préoccupe le jeune leader d’extrême-gauche : l’Afghanistan. « Nous proposons à toute la gauche de se voir au plus tôt pour organiser une manifestation et réclamer le retrait des troupes françaises », a lancé Olivier Besancenot. Un appel pour le moment sans réponse de la part du reste de l’opposition.


Il faut dire que Besancenot ne ménage pas le PS. « A gauche, le parti socialiste propose à la majorité de la population, comme seule issue face à Nicolas Sarkozy, d’attendre l’hypothétique issue incertaine de l’élection présidentielle de 2012 », explique-t-il. « Nous, nous n’attendrons pas 2012 pour résister, combattre ».

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