Locminé le 6 septembre...

Publié le par LCR 06 OUEST

Olivier Besancenot à Locminé le 6 septembre :
« Doux empoche les aides et supprime l’emploi »

 


Le 10 juillet dernier, Doux a annoncé la fermeture de deux usines en France, celle de Locminé (451 emplois) dans le Morbihan, de Châtelet dans le Cher (154 emplois) et une réduction d’activité à Pleucadeuc (62 emplois) dans le Morbihan.
Syndicats et personnels sont décidés à refuser ces 667 licenciements, et organisent une manifestation samedi 6 septembre 2008 à 10h30 à Locminé.

Olivier Besancenot et les militants de la LCR et du NPA de Bretagne participeront à cette mobilisation afin d’apporter leur soutien.
Car pour la LCR et les comités pour un Nouveau Parti Anticapitaliste(NPA), DOUX est le symbole même de ce capitalisme dur, ultralibéral et pourtant le premier a empoché les subventions publiques.
Doux est un groupe mondial présent dans 130 pays au chiffre d’affaire de 1,3 milliard d’euros en 2007 !
Cet empire s’est construit par les aides publiques : les subventions européennes à l’exportation, les subventions aux céréales, les aides de l‘Etat, du Conseil Régional de Bretagne et du Conseil Général du Finistère.
Doux a été subventionné … pour délocaliser au Brésil, et pour restructurer. La mondialisation capitaliste et l’affaiblissement des barrières douanières, ont favorisé la montée de la concurrence brésilienne aux coûts moindres (les salariés y sont payés 111 euros par mois en 2005), et à des conditions sanitaires et environnementales dérisoires.

C’est dans ce cadre que DOUX a choisit d’organiser lui-même sa concurrence en délocalisant la production au Brésil, et grâce à un subterfuge (droits réduits à l’importation en Europe pour les viandes salées), en l’écoulant sur le marché européen où les prix sont élevés, il devient le premier fournisseur de viande saumonée de l’UE avec 143 000 tonnes, il empoche au passage les aides à la cessation d’activité avicole (entre 1999 et 2003), ferme en 10 ans 16 sites et des centaines d’emplois.
Subventionné en quelque sorte pour restructurer, le rêve de tout capitaliste, il utilise les aides pour délocaliser davantage au détriment de ses salariés, sous payés, surexploités puis jetés comme des citrons pressés.
Les restructurations entraînent aussi la perte de nombreux producteurs volaillers, parmi les 12 000 liés par contrat à la multinationale.
Très dur avec ses salariés, DOUX aura pourtant toujours trouvé des soutiens politiques.
La Commission Européenne, dans ses négociations avec l’OMC veut supprimer le peu qui reste de régulation de la PAC pour laisser le marché régir le secteur avicole, peu leur importe l’avenir des régions rurales de plus en plus désertifiées comme celle de Locminé, où l’activité économique est liée à la présence de l’entreprise DOUX.
Bruxelles ne vient-elle pas d’autoriser le 28 mai 2008, l’importation de 300 000 tonnes de poulet chloré (c’est-à-dire lavé avec un produit javellisant) en provenance des Etats-Unis ?
Les pouvoirs publics qui, à tous les niveaux, ont tant donné à DOUX, sont donc bien placés pour exiger des remboursements, et interdire ces 667 licenciements.

La LCR et les comités pour un Nouveau parti Anticapitaliste de Bretagne seront aux côtés des salariés avec cet objectif.

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