NPA à Paris, Metz, Montreuil...

Publié le par LCR 06 OUEST


Echos des comités....

 


1) PARIS 20E


Fruits, légumes et licenciements


Les camarades NPA du 20e arrondissement de Paris se sont investis dans le comité de soutien aux travailleurs sans papiers d’un grossiste en produits alimentaires.


Depuis le mois d’avril, des dizaines d’entreprises d’Île-de-France sont touchées par un mouvement de grève. Des salariés sans papiers revendiquent leur régularisation. À ce jour, près de 900 d’entre eux ont été régularisés, dans le cadre de cette lutte, principalement menée par la CGT.


Ces premières mobilisations ont suscité de nombreux espoirs de la part de travailleurs sans papiers. D’après les récits des militants de diverses unions locales (UL), il n’est pas un jour sans que de nouvelles personnes ne viennent leur demander de les aider à se lancer dans une lutte pour obtenir des papiers, alors qu’ils possèdent déjà, le plus souvent, un contrat de travail et des fiches de paye.


Les militants syndicaux avouent bien souvent l’impossibilité de faire face à un tel afflux de demande, sachant le temps et l’énergie que demandent une occupation, la gestion des dossiers face à la préfecture ou encore l’organisation de la solidarité. C’est dans ce contexte qu’en août, quatre salariés sans papiers, souhaitant faire jouer le mécanisme de régularisation par le travail, ont pris contact avec l’UL CGT du 20e arrondissement de Paris.


Tous les quatre travaillent alors pour l’entreprise Thial Ly Distribution, grossiste, importateur et revendeur de produits alimentaires africains et asiatiques, dont trois boutiques sont situées rue d’Avron. Mais lorsque ceux-ci s’adressent à leur patron, celui-ci refuse catégoriquement de les aider. Il va même plus loin, quelques jours plus tard : les quatre salariés sont convoqués pour un entretien préalable au licenciement. Les raisons invoquées sont un abandon de poste (cela concerne le jour où les salariés ont rencontré la CGT) et un abus de confiance (qui suppose que l’employeur ignorait que ces salariés étaient sans papiers). Le 28 août, ils sont licenciés.


Une mobilisation est rapidement organisée devant la boutique de vente au public, afin de soutenir ces salariés, de montrer à la direction de l’entreprise l’existence de ce soutien et d’informer le public. Cette mobilisation repose principalement sur le comité de soutien aux salariés de DMMS, une entreprise où près de 50 travailleurs sans papiers demandent leur régularisation depuis le mois de mai, avec le soutien de (à peu près) toutes les forces de gauche de l’arrondissement.


Pour une action montée en si peu de temps, la mobilisation est remarquable : samedi 6 septembre, près de 100 personnes – dont environ un tiers de militants du nouveau parti anticapitaliste (NPA) – se rassemblent, investissent les trois magasins et obtiennent la fermeture des rideaux de fer. Trois groupes sont installés devant les boutiques, distribuent des tracts et font signer une pétition.


Les représentants de la direction, plutôt moqueurs au début de l’action, comprenant que celle-ci risque de s’inscrire dans la durée, acceptent de recevoir, dans le café voisin, une délégation composée des salariés et de trois militants de la CGT. À l’issue de l’entretien, la direction a accepté de revoir sa position et s’est engagée à donner suite à ces négociations dans la semaine.




2) METZ


Pas de cadeau au régiment


Le comité NPA a discuté de la « grande manifestation » appelée par tous les maires de l’agglomération messine, la chambre des métiers et le Medef, mais aussi les syndicats (CGT, CFDT, CFTC), pour réclamer le maintien de la Base aérienne 128 et, comme dit leur tract, « sauver Metz qui a toujours été au service de la France en étant, après Paris, la plus grosse garnison du pays ». Il a adopté la position suivante.


« Le comité messin pour un nouveau parti anticapitaliste ne se range pas derrière “l’union sacrée” des élus locaux qui appelle à manifester samedi. Loin d’être insensibles au choc économique qu’entraînera pour l’agglomération le départ de certaines unités, nous contestons les revendications avancées conjointement par les élus UMP, Modem, PS et… le Medef. Pas question, pour nous, de réclamer le maintien des régiments, ni de considérer que les dépenses militaires participent à “l’aménagement du territoire”.


« Les économies réalisées en fermant les casernes doivent être intégralement reversées au développement de services publics – hôpitaux, postes, écoles, crèches… – et dans des investissements utiles pour satisfaire les besoins de la population, surtout pas servir à acheter de nouvelles armes pour mener une politique atlantiste et belliqueuse au seul profit de Dassault, Thales, EADS et autre Sagem.


« Les fonctionnaires de la défense dont le poste est supprimé doivent pouvoir bénéficier d’une reconversion professionnelle avec un emploi à la clé. Enfin, nous nous étonnons que les mouvements et élus qui appellent à ces manifestations ne se mobilisent pas avec la même énergie contre la destruction méthodique de tous les services publics, depuis des années, encore renforcée par la nouvelle RGPP, qui entraîne pourtant, elle aussi, la suppression de dizaines de milliers d’emplois. »




3) MONTREUIL


Action chez Carrefour


Samedi 6 septembre, à l’heure du déjeuner, une trentaine de militants du NPA, des collectifs Jeudi noir et L’Appel et la pioche, s’étaient donné rendez-vous au centre commercial de la Porte-de-Montreuil (Seine-Saint-Denis). Objectif : dénoncer, par une action festive et populaire, l’hypermarché Carrefour, dont les prix des produits ont augmenté en moyenne de 9 % sur les huit derniers mois.


Malgré une présence policière et un important dispositif de sécurité interne (l’appel était public et plusieurs journalistes avaient été prévenus), l’action a pu se dérouler sans incident, et dans la bonne humeur ! Après s’être infiltrés dans le magasin par petits groupes, les manifestants se sont regroupés au rayon jardinage. Des tables et des chaises ont rapidement été installées, un caddie de victuailles disposé et… « Bon appétit, les précaires passent à table ! » Stupeur de la direction de Carrefour, surprise amusée des clients, puis franche solidarité, encouragements, diffusion de tracts d’information. C’est alors que, saisie d’une idée de génie, la direction de Carrefour donnait l’ordre à ses vigiles d’entourer cette scène insupportable avec des bâches de chantier, à la grande joie des manifestants qui n’en espéraient pas tant et pouvaient ainsi détourner un fameux slogan de la grande distribution, en scandant de vigoureux « Carrefour cache les prix ! », déclenchant l’hilarité générale et les sourires complices du personnel. Ce genre d’initiatives se révèle très populaire et médiatique. Elles pourraient être rééditées avec plus d’ampleur, sous les formes les plus appropriées localement, par nombre de comités NPA.

Publié dans nouveau parti

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:0010::0040: DANIELLE 13/09/2008 23:29

BONSOIR !
je suis tombée sur votre blog et je vous dis bonne soirée et bonne continuation !
bisous !



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