Les Verts : entre manoeuvres et dérives...

Publié le par LCR 06 OUEST

Les 13 et 14 septembre, le conseil national des Verts débattra du « rassemblement des écologistes » pour les prochaines élections européennes.

Le projet a été initié, il y a quelques semaines, par Daniel Cohn-Bendit.
Il vise à faire apparaître une convergence entre les Verts, José Bové et Jean-Paul Besset, représentant (?) de Nicolas Hulot. Initiateur, Daniel Cohn-Bendit entend bien en être tout à la fois le maître d’œuvre et le porte-parole, fixant ses conditions : « Ou bien nous faisons ce projet tous ensemble, en équipe, ou alors je serai candidat en Allemagne. » Apparemment, selon les protagonistes de l’opération, il n’existerait aucun point de blocage. Sinon, éventuellement, la question… des places.
Toujours selon Cohn-Bendit, « vu le nombre de personnes qui sont prêtes à nous rejoindre, les places sont chères. »
Voilà qui a le mérite de la franchise et relativise quelque peu les grandes déclarations emphatiques sur « l’urgence écologique » !
Dans cette affaire, on comprend bien le point de vue de Daniel Cohn-Bendit, acharné à imposer aux Verts français les étapes ultimes de leur conversion (déjà bien avancée) au libéralisme, ainsi que la logique des Verts, prêts à se raccrocher désespérément à n’importe quelle opération prometteuse pour exister.
Mais comment ne pas voir que cette alliance – surtout pour les élections européennes – vise à occulter jusqu’au souvenir du clivage sur la Constitution européenne ?
Que des personnalités – comme José Bové – qui furent, en 2005, avec d’autres, au cœur de la campagne du « non » renient ainsi leurs combats passés est, tout bonnement, affligeant…

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