Besancenot sent le vent tourner...

Publié le par LCR 06 OUEST


 

Article paru dans Libération du lundi 6 octobre par Matthieu Ecoiffier.


La finance en faillite, le Nouveau parti anticapitaliste se prend à rêver.


Quand le capitalismepart en vrille, Olivier Besancenot, le leader de la LCR, se sent pousser des ailes. Ce n’est pas encore le Grand Soir, certes, mais quand même un formidable coup de pouce pour le lancement du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), fin janvier. « Tout ce qui vient de se passer nous conforte dans notre projet. C’est plus que jamais l’urgence », a lancé Besancenot samedi à Pessac (Gironde). « Sarkozy veut refonder le capitalisme, le PS veut le réformer. On est les seuls à proposer de le renverser ! » rappelle son camarade François Sabado.


Sauf que la polémique sur la présence du Jean-Marc Rouillan dans le comité marseillais du NPA parasite la tournée médiatique du facteur. L’ex-d’Action directe, qui bénéficiait d’un régime de semi-liberté, a été réincarcéré jeudi soir après avoir laissé entendre dans une interview qu’il ne regrettait pas l’assassinat, en 1982, de Georges Besse, le PDG de Renault. Une sortie qui a contraint Besancenot à multiplier les justifications emberlificotées au moment où il aurait pu faire la promo d’une « gauche qui n’attendra pas 2012 pour stopper la politique du gouvernement actuel ».


Et avoir raison sur le fond ne suffit pas. Il faut que « face à la crise, la réactivité sociale suive dans les luttes et change le rapport de force », rappelle Sabado. Surtout, l’ampleur de la crise appelle plus que jamais des propositions pour une alternative crédible. « Il faut proposer autre chose qu’un retour à l’étatisme du passé, envisager d’autres formes de solidarité », explique Christophe Aguitton, d’Attac. « Quand le vent dominant tourne, il y a une limite à la marge de progression de ceux qui avaient raison. Les Verts en ont fait l’expérience avec la crise climatique et le Grenelle de l’environnement. »

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