Un jugement scandaleux !

Publié le par LCR 06 OUEST


 

C’est un jugement scandaleux et hypocrite puisque le tribunal refuse de condamner des propos dont il juge par ailleurs "le caractère contestable" et non exempt de "toute ambiguité".
Décidément , contre la gauche anticapitaliste ,tout est bon dans une période où elle n’a jamais eu un tel écho.
C’est dans ce climat que nous jugerons dans les jours qui viennent la nécessite ou non de faire Appel.

Voici la dépêche AFP :


PARIS, 9 oct 2008 (AFP)


L’ancien président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman, a été relaxé jeudi par le tribunal correctionnel de Paris, devant lequel il était poursuivi pour injure par la LCR qu’il avait taxée d’"antisionisme".
Les propos incriminés remontaient au 25 janvier 2003. Lors du dîner annuel du Crif, son président, Roger Cukierman, avait épinglé le racisme et l’antisémitisme, dans un discours mis en ligne le lendemain par le directeur général de l’organisation, Haim Musicant. M. Cukierman dénonçait "l’antisionisme" de partis révolutionnaires tels la LCR.
"Cette alliance brun-vert-rouge donne le frisson", avait-il ponctué.
A l’époque, Alain Krivine avait qualifié ces déclarations d’"insultantes à l’égard de tous les antifascistes", dénonçant "un amalgame scandaleux qui voudrait que toute critique de la politique de Sharon soit assimilée à de l’antisémitisme".
La LCR avait alors porté plainte.
La 17e chambre a reconnu jeudi "le caractère contestable et contesté d’un tel amalgame". Toutefois, a-t-elle jugé, les propos de M. Cukierman "se situent bien dans le cadre d’un débat de nature politique, les relations entre antisémitisme et antisionisme figurant au coeur de cette confrontation d’idées et d’opinions".
Même si "l’ensemble du texte n’est pas exempt de toute ambiguïté", ont estimé les magistrats, ces propos "n’ont pas dépassé les limites de la polémique autorisées en la matière, le prévenu ayant pu légitimement s’exprimer, dans un discours politique, pour dénoncer des débordements et mettre en garde contre les risques de certaines dérives".

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