Une activité du NPA en pays Dolois (Jura).

Publié le par LCR 06 OUEST


 

Les camarades du comité NPA du Pays dolois s’investissent, entre autres, dans la lutte contre l’extension des zones d’activité.


L’une des premières actions du NPA du Pays dolois (Jura) fut d’éditer une carte postale dénonçant les incohérences des prévisions d’aménagement du territoire du schéma de cohérence territoriale (Scot) du Grand Dole. La communauté d’agglomération est en train de finaliser ce document, qui prévoit le développement des zones d’activité, mais aussi l’évolution des transports et de l’habitat à l’horizon 2020. Bien loin du document de planification intégrant des exigences écologiques et sociales fortes, le Scot représente tout de même un outil utilisable pour infléchir des orientations ayant des conséquences sur la vie des populations.


En s’appuyant sur les études mises en place pour le Scot, le NPA du Pays dolois essaie d’ouvrir un débat public sur les zones d’activité. Le Grand Dole est l’une des agglomérations de France comportant le plus de mètres carrés d’activités commerciales par habitant. L’un des derniers secteurs présentés comme déficients, les sports et loisirs, va voir l’une des plus grandes enseignes nationales s’installer au nord de la ville, alors qu’une autre est en train de fermer à l’Ouest. Le texte de la carte postale adressée au président du Grand Dole (PS) a essayé de synthétiser les revendications pour les rendre accessibles au plus grand nombre.


« Disparition des espaces naturels et agricoles, pressions sur les personnels et les petits producteurs par les grandes surfaces, spécialisation des zones d’activité multipliant les déplacements automobiles, disparition des commerces dans les quartiers, le centre-ville et les villages... Inversons la tendance ! Dans le cadre du schéma de cohérence territoriale (Scot), nous vous demandons d’agir pour : [limiter] l’espace consacré au développement des zones d’activité aux besoins réels (de 40 à 80 hectares) à l’horizon 2020 ; [geler] la zone de Brevans, qui sacrifierait l’une des dernières entrées vertes de Dole. »


Un premier tirage à 2 000 exemplaires a été diffusé par les militants du NPA pendant l’été puis, devant l’adhésion d’un grand nombre d’habitants, un nouveau tirage, à 20 000 exemplaires, a été effectué, à la rentrée, avec d’autres groupes signataires, qui nous ont rejoints pour cette action : Association de maintien d’une agriculture paysanne (Amap) du Pays dolois, Dole écologie, Serre vivante, Les Verts de Dole… Le NPA est ainsi devenu un interlocuteur de groupes locaux impliqués dans le développement de circuits courts entre producteurs et consommateurs, avec l’Amap, mais aussi dans la protection de l’environnement avec les autres organisations. Lundi 29 septembre, une action symbolique s’est déroulée sur le site de la zone de Brevans, la plus contestée, à l’entrée est de Dole. Une cinquantaine de militants se sont retrouvés pour baptiser la voie sans issue, qui vient d’être construite, « Impasse du développement insoutenable ». Une étape supplémentaire dans la mobilisation…


Mais le NPA du Pays dolois entend bien marcher sur ses deux pieds dans la critique du capitalisme en avançant des propositions. Pour cela, il organise un débat public : « Urgence sociale, urgence écologique, pourquoi un nouveau parti anticapitaliste ? », avec l’intervention de syndicalistes et de jeunes salariés, vendredi 24 octobre, à 20 h 30 (salle des Arquebusiers, à Dole).

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