NPA, un tract "école"...

Publié le par LCR 06 OUEST

L’école vaut plus que leur profit !

 

Après avoir commencé son mandat en instaurant le « bouclier fiscal » favorisant les plus riches et privant l’Etat de recettes, tout en assurant que la France était « en faillite » pour justifier des coupes budgétaires sans précédent (suppressions de milliers de postes de fonctionnaires, aucune revalorisation réelle des salaires…), le gouvernement n’hésite pas aujourd’hui à sortir 360 milliards d’euros pour sauver les banques d’une crise dont elles sont les responsables. Il n’a d’ailleurs aucun scrupule à nous dire qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses pour l’éducation (pas plus que pour la sécu ou la santé)

De qui se moque-t-on ? De personne, nous répondent-ils: malgré l’opposition des pro­fessionnels de l’éducation, ils abreuvent l’opinion publique de faux arguments péda­gogiques pour justifier le dépouillement de l’éducation nationale. Comme pour le reste des services publics, les attaques contre l’Education Nationale visent à son adaptation aux règles du privé et augmentent les subventions accordées au privé, et à l’industrie du « soutien scolaire ».

 

Sauve qui peut !

 

De plus en plus de parents fuient vers le privé, les charlatans du soutien scolaire se remplissent les poches sur le dos de la détresse des élèves et de leurs parents, les cours à distance (payants) se multiplient… L’éducation est un droit pour tous, pas seu­lement pour ceux qui en ont les moyens et surtout pas pour alimenter un système qui se réjouira d’exploiter les jeunes travailleurs qu’il aura préalablement formatés.

Au total ce sont 80 000 postes qui doivent être supprimés en 4 ans, Les premières victimes de ce « moins d’école » seront bien entendu les jeunes issus des quartiers populaires. La riposte doit être à la mesure de cette multiplication des attaques contre l ‘école !

« L’école est notre avenir » (cf. : collectif intersyndical de défense de l’école publique), ne la laissons pas aux mains de Darcos et Sarkozy ! Nous devons nous en saisir. L’école doit être repensée, pour le bien de TOUS les élèves, pour qu’ils aient tous les mêmes chances de construire leur propre avenir et qu’il n’y ait plus de laissés pour compte. Pas pour subvenir aux besoins à court terme de l’entreprise.

 

Reconduire la grève !

 

Nous ne pouvons que nous réjouir de l’appel de l’Intersyndicale (SNUipp-FSU, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, SNALC, UNSEN-CGT, CGC, SNETAA) pour la grève du 20 novembre. Mais elle ne doit pas être une journée d’action sans lendemains, comme nous y ont habitués nos directions syndicales. Il faut construire un mouvement massif et reconductible pour le mois de décembre. Cela veut dire : exiger une nouvelle date de mobilisation dans les jours qui viennent, par exemple la semaine prochaine et po­ser systématiquement la question de la reconduction de la grève dans les assemblées générales. Pour construire un véritable rapport de force le bras de fer doit durer dans le temps et s’élargir à d’autres secteurs.

Tous ensemble en grève et dans la rue pour une école démocratique, égalitaire et émancipatrice !

Des attaques à tous les niveaux
Réagissons tous ensemble !

 

A la maternelle

 

Derrière les propos méprisants du ministre considérant que la fonction essentielle des enseignants est de « changer les couches », c’est à terme la disparition des maternel, pour des raisons bassement budgétaires mais aussi (surtout ?) idéologiques.

 

Dans le primaire

 

La diminution du nombre d’enseignants (6000 ne sont pas renouvellés pour 2008-09) entraine une sédentarisation des enseignants spécialisés (RASED). L’aide individualisé pour les élèves en difficultés (2h par semaine, supprimé sur le temps hebdomadaire pour tous) est un leurre : on ne peut pas prétendre fournir une aide avec des journées de travail trop lourdes, sans réel temps de pause et moins de concertations. La seule solution pour aider les enfants en difficulté scolaire réside en plus de maîtres que de classes ainsi qu’un développement des Réseaux d’Aide.

 

Dans le secondaire

 

Au collège, on incite à une orientation de plus en plus précoce avec la réintroduction des voies professionnelles dès 13 ans et l’apprentissage dès 14ans, annonçant la fin du « collège unique » et de son objectif d’élévation du niveau de formation pour tous, auquel se substitue un « socle commun de connaissances ».

En lycée professionnel, la généralisation du Bac pro en 3 ans au lieu de 4 (2 ans de BEP et 2 ans de bac pro) fait perdre une année de formation aux élèves les plus fragiles et annonce la disparition à terme des BEP. Là encore l’objectif inavoué est bien entendu la réduction des postes.

Au lycée : C’est une vision utilitaire de l’enseignement qui sous tend la réforme. Former à la citoyenneté et à l’esprit critique ne semble pas être la priorité du gouvernement ! L’organisation en modules semestriels produira des parcours individualisés et une spé­cialisation des établissements (donc de fait une mise en concurrence). Tout cela va décupler les inégalités entre élèves et entre établissements et mettre fin au bac comme diplôme à valeur nationale.

 

La dégradation de nos conditions de travail et la casse de nos statuts

 

• Multiplication des heures supplémentaires qu’on essaie de plus en plus de nous im­poser et qui ne sont qu’une piètre alternative à la revalorisation de nos salaires

• Postes partagés sur deux, trois établissements.

• Une pression plus grande et un plus grand stress au travail du fait de la multiplication des missions et de la demande de compétitivité (mise en concurrence des établisse­ments en « autonomie » ; salaire au mérite proposé dans le rapport Pochard)

• Un niveau de recrutement de plus en plus élevé (masterisation), mais une réduction de la formation au métier (disparition des IUFM).

• Bien entendu, comme tous les autres fonctionnaires, la casse de nos retraites.

 

www.npa2009.org  ecrire@npa2009.org

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