Hopital de Grasse...

Publié le par LCR 06 OUEST

Voici un article paru dans Nice-Matin, édition Grasse, le 6 décembre :

Mettre en avant ses qualités reconnues, le pôle mère-enfant, la gynécologie et l'obstétrique, mieux faire connaître les autres, le traitement des cancers du sein ou de l'utérus, la gériatrie, la chirurgie du pied et de l'épaule, etc. Pour revenir à une situation d'équilibre budgétaire, le centre hospitalier de Grasse va devoir se lancer dans une grande campagne de séduction. Auprès des usagers qui le fréquentent, 21 000 séjours l'an dernier et... 37 500 admissions en urgence.

Mais aussi vers d'autres publics potentiellement intéressés par l'une des « spécialités » de cet établissement de 500 lits, qui répond logiquement aux attentes d'un public basé dans son périmètre. Grasse, bien sûr, Mouans-Sartoux, mais aussi Fayence et Cannes, dans l'ordre de fréquentation.

 

A l'origine de cette obligation de séduire, un budget déséquilibré. Quand la loi tolère un écart de quelque 3 % entre les recettes et les dépenses, celui de Grasse baigne dans les 5 % de différentiel, sur 75 millions d'euros.


La directrice de l'établissement, Martine Benoit-Rigeot, explique : « A partir de 2004, les hôpitaux ont dû progressivement s'adapter à un nouveau calcul de recettes, basé sur le nombre d'actes effectués. L'effet s'est surtout ressenti l'an dernier, quand le mode de financement est arrivé à mi-chemin de cette procédure. Le budget du centre hospitalier de Grasse a alors présenté un déficit de 1,8M d'euros. Cette année, le dispositif s'applique à 100 % et notre déficit atteint près de quatre millions. Nous avons franchi la limite... » Cela ne signifie pas que les emplois soient directement menacés, si l'on en croit la directrice. « Nous sommes dans l'obligation de mettre sur pied un plan de retour à l'équilibre. Le budget a été présenté en octobre. Nous devrions recevoir l'avis de l'Agence régionale d'hospitalisation dans les prochaines semaines. » A partir de là, l'hôpital devra boucler son plan de retour à l'équilibre dans les trois mois pour le présenter à son autorité régionale. Pour la directrice, « cela signifie que tout l'établissement doit se mobiliser. »


Chez les salariés : la crainte pour l'emploi


C'est ce qui inquiète les salariés.
« Pour nous, il s'agit d'un plan de redressement qui risque d'abord de peser sur l'emploi », observe Patrice Cattaert, représentant syndical des hospitaliers pour la CGT. « Avec une masse salariale qui pèse 67,70 % du budget, il nous paraît clair que ce pourrait être le principal levier du redressement. Un effort précédemment fait sur les économies d'énergie a montré que ce poste d'économie ne suffit pas. » Les salariés craignent que les réorganisations inéluctables n'aggravent leurs conditions de travail.


Un comité de défense des hôpitaux a été créé, ouvert aux usagers, pour faire pression sur les élus. Ces derniers siègent au conseil d'administration du centre hospitalier, en tant que représentants des collectivités locales, communes, conseil général, régional.


Gérard Tinelli,
Nice-Matin.



Dans un communiqué, le syndicat CGT des hospitaliers de Grasse dénonce la politique gouvernementale.
"Aujourd'hui, l'activité de l'hôpital de grasse est très soutenue.
Elle s'effectue sans qu'il y ait des dérapages concernant les dépenses, mais le manque de recettes avoisine pourtant 4,2 millions d'euros.
Il est touché de plein fouet par la politique de santé marchande de ces dernières années et une vision uniquement comptable: coupes franches sur les dépenses, multiples contributions financières des malades.
Ces mêmes décideurs se refusent à toute idée de ressources nouvelles pour le financement de la Sécurité sociale, nécessaires pour répondre correctement aux besoins. Localement, malgré un discours plutôt rassurant de la direction, il y  a lieu de s'inquiéter sur les moyens de fonctionnement de notre hôpital, et de craindre une réduction des effectifs."


Comité de Défense Hôpital santé Publique 06 :
06 80 50 98 88 et 06 31 17 85 83
defensehopital.sante06@yahoo.fr
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