Nicea, tract numéro 3...

Publié le par LCR 06 OUEST

DES JEUX OLYMPIQUES,  MAIS POUR QUI ?
 

De la droite locale à la principauté de Monaco en passant par la CCI, la presse locale et même une partie de la gauche de Nice et de la région, c'est le consensus pour les Jeux Olympiques à Nice ! Une candidature dont nous verrons en mars 2009 si elle est retenue de préférence à ses « concurrents » : Annecy et Grenoble. Pour que cette candidature soit retenue, et pour obtenir ce consensus, Estrosi se veut rassurant : ça ne coûtera pas grand chose, ces JO seront soi-disant « écolo » et les équipements à construire seront utiles après les JO.


Que valent ces promesses ?


Des équipements sportifs comme le bobsleigh n'auraient aucune utilité après les JO, le grand stade (40 000 places !) serait aux trois quarts vides dans 90% des cas après les JO, l'utilisation massive des canons à eau faute de neige serait un fantastique gaspillage écologique... et ce ne sont que quelques exemples !

Les nouvelles constructions pour les JO induisent un type de développement qui est celui de la folie des grandeurs, de la démesure, de la concurrence des territoires : toujours plus de béton, de profit juteux pour quelques entreprises privilégiées et de travail temporaire et précaire...

Estrosi fait miroiter l'accélération des délais pour la LGV et une liaison entre train et tram, alors que ça n'a aucun rapport avec les JO !


Que valent

ces promesses donc ? Du vent !


Et un vent qui sent d'autant plus mauvais que la crise financière, dont on mesure encore mal les terribles effets économiques et sociaux, aura forcément des conséquences majeures sur les budgets des collectivités territoriales et sur le financement des JO.
 

Aujourd'hui, il y a bien mieux à faire pour les dépenses publiques réduites : résoudre les graves problèmes de logement dans notre ville et dans l'agglomération niçoise, réduire la pauvreté qui grandit, donner la priorité aux dépenses pour les équipements de proximité (des installations sportives de quartier aux crèches en passant par les écoles).
 

Sans compter que les villes qui ont accueilli les JO se sont toutes lourdement endettées...

Alors, qui va payer les JO... et l'endettement qui s'en suivra ?



CRISE FINANCIERE : QUI VA PAYER ?


 

Depuis septembre, la crise financière, économique et industrielle s'ajoute à la crise écologique et à la crise alimentaire : elle touche l’ensemble de la planète. Démarrée aux Etats-Unis, elle s’est répandue en Europe et dans le reste du monde. La France n’est pas épargnée, et, récemment encore, Natexis, filiale de la Caisse d’Epargne et des Banques Populaires a dilapidé 950 millions d’euros en bourse, alors que dans l’automobile et la métallurgie les entreprises mettent leurs ouvrier-e-s au chômage technique.

Le blanc-seing de 360 milliards d’euros que Sarkosy a donné aux banques est un appel d’air qui peut permettre tous les excès et effacer la dette de jeu des responsables de cette crise en toute impunité !


La nationalisation ou la re-nationalisation des banques, comme celle de secteurs entiers de l’économie et de l’énergie, est une mesure indispensable pour sortir de la crise, mais cela ne suffira pas. Il faut aussi une implication réelle des citoyens et de citoyennes à tous les niveaux de l’économie et de la finance. Des

banques coopératives co-gérées par les employé-e-s et les épargnant-e-s, un véritable service public de crédit avec une juste répartition des richesses produites , voilà quelques éléments d’un système financier de transformation , capable de remplacer ce capitalisme qui, depuis des lustres, sans véritable remise en cause, dévalise les uns au profit des autres. Enfin, la défense des services publics, l'augmentation des minima sociaux et des salaires


sont indispensables à la fois pour réduire la part des profits et de la finance dans l'économie, et pour lutter efficacement contre le chômage, la précarité et la pauvreté.

C'est aux spéculateurs et aux capitalistes de payer cette crise dont ils sont les seuls responsables, pas aux salarié-e-s !



TRAM A L'ARIANE : IL Y A URGENCE !


Plusieurs centaines de personnes à l'Ariane ont déjà signé ces dernières semaines une pétition, comme il y a bientôt dix ans, pour

exiger que le tram vienne jusqu'à l'Ariane.

Rien de plus normal : le quartier de l'Ariane doit être mieux relié au centre-ville, une mobilisation citoyenne s'était déjà organisée à ce sujet dans le quartier : l'ancien maire Peyrat, comme toute la droite, avait du finalement accepter que le tram vienne jusqu'à l'Ariane. A présent que les pouvoirs publics s'y sont engagés, les promesses doivent être tenues, les engagements respectés !


En 2009, une enquête publique sur l'extension de la ligne 1 du tram (qui s'arrête à Bon Voyage) permettra à la population d'être consultée. Ce sera l'occasion de vérifier que les habitant-e-s de l'Ariane l'exigent avec toujours autant de force et de détermination :

le tram doit venir jusqu'à l'Ariane et jusqu'à La Trinité, la ligne 1 doit être terminée avant toute construction, par ailleurs nécessaire, de la ligne 2.


NICEA l'avait dit avec force au moment des élections municipales :

le tram doit aller à l'Ariane comme aux Moulins

, voilà ce qui est nécessaire et qui justifie le prolongement de la ligne 1 et la construction de la ligne 2, du port aux Moulins et à la préfecture !

Aux élections municipales de mars 2008 à Nice, citoyens et des citoyennes engagé-e-s chaque jour sur le terrain, associatifs, syndicalistes, militant-e-s politiques des Alternatifs, de la LCR et d'autres sensibilités de la gauche et de l'écologie, nous nous sommes rassemblés dans la liste NICEA

.
 

Cette liste, Nice Citoyenne Et Altermondialiste 100% à gauche et 100% écologiste, avait proposé un projet alternatif, basé sur l'excellence démocratique, l'excellence so-ciale et l'excellence écologique, pour Nice et son agglomération.
 

C'est la première fois qu'une telle liste était présente à Nice.


Sans grands moyens et sans aucun relais médiatique, mais avec la volonté de faire de la politique autrement, loin des paillettes et de la personnalisation, nous avons pu faire entendre une voix différente et faire des propositions nouvelles et originales : par exemple, l'exigence des transports gratuits, la mise en place d'une vraie démocratie active, ou le refus du projet de bétonnage de la plaine du Var (Opération d'Intérêt National : OIN)

Près de 2500 électeurs et électrices se sont reconnu-e-s dans notre liste (2% des suffrages).


Et ce n'est pas un phénomène isolé : dans de nombreuses communes, petites ou grandes, la presse n'a pas manqué de relever les résultats encourageants

aux élections municipales des diverses listes de la gauche alternative.

Nous ne nous résignons pas à la mainmise du clan Estrosi et de l'UMP sur notre ville.

Nous ne nous reconnaissons en rien dans une << opposition de pacotille >> à ce clan et à l'UMP.


D'immenses problèmes se posent dans notre ville, et exigent des mobilisations citoyennes pour dégager des solutions, les imposer et modifier le rapport de force face à la droite.

Elaborer un projet alternatif, en partant des exigences démocratiques, sociales et écologiques, en débattre, et continuer à faire entendre une autre voix, 100% à gauche et 100% écologiste : c'est plus que jamais d'actualité !


Et à Nice aussi, comme le dit le mouvement alter-mondialiste, un autre monde est possible et nécessaire !


Voilà pourquoi l'équipe de notre liste a décidé à l'unanimité, lors d'une assemblée générale tenue à Nice le 25 avril, de continuer, en se constituant ensemble en association politique locale, et en conservant le même nom :

Nice Citoyenne Et Altermondialiste, 100% à gauche et 100% écologiste. Nicea se donne pour objectifs de favoriser les débats et de faire connaître les initiatives de la gauche alternative, mais aussi de prendre toute initiative publique capable d'amplifier la mobilisation du plus grand nombre.

 


NOUS CONTACTER OU ADHERER

Association NICEA
38, rue Dabray 06000 NICE
nicea2008@free.fr
 
http://association.nicea2008.org  

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