Texte pour le congrès : plateforme A...

Publié le par LCR 06 OUEST

plate forme A


Sans hésitation, le NPA !


Le congrès de dissolution de la LCR est la conclusion logique de l’orientation mise en œuvre depuis plus d’un an. L’heure est venue de répondre à une question simple : pensons-nous que le NPA est un outil qui permettra de faire plus et mieux que la LCR ? Répondre à cette question, c’est juger le processus à la fois à la lumière des textes soumis au vote et aux faits.


Le NPA est un parti de classe, de rupture claire et nette avec le capitalisme, pour la transformation révolutionnaire de la société, pour le renversement des institutions au service de la classe dominante afin d’ouvrir la voie à une société pleinement démocratique, égalitaire et écologique, sans parenté avec les pays du « socialisme réel ». Les textes illustrent la volonté de se battre au quotidien pour des mesures d’urgence répondant aux besoins sociaux et traçant les contours d’une autre société. Le NPA ne revendique pas de filiation spécifique avec le trotskysme, mais une continuité avec celles et ceux qui ont affronté jusqu’au bout le système depuis deux siècles.


Le NPA est un parti pluraliste et démocratique. Le processus constituant a commencé « par en bas », puis il y a eu un réel élargissement politique avec la participation de camarades venant de diverses composantes du mouvement social, de la gauche antilibérale, de l’écologie politique, de camarades issus du PS, du PCF, du mouvement libertaire, de la gauche révolutionnaire. Sans s’affadir, le NPA a tout à gagner à s’ouvrir plus encore. Ses statuts, le haut degré d’exigence démocratique qui s’y exprime sont une garantie pour la vivacité du débat interne. Les règles fixées permettent de faire des choix clairs.


Bénéficiant dès le départ d’une tout autre implantation sociale que celle de la LCR, le NPA est un instrument qui répond aux exigences de l’heure. Avec la crise du PS et celle du PCF, l’offre politique est éparpillée : PdG de Mélenchon, NEP de Hue et Gayssot, Fédération pour une alternative sociale et écologiste. Le NPA a de bonnes chances de se renforcer dans cette période de décantation, car il offre une issue radicale, totalement neuve, et revendique sa complète indépendance vis-à-vis de toutes les formes d’alliance avec le PS. Il propose une solution à la hauteur de la crise capitaliste : la rupture avec le système lui-même.


Cette orientation forme un tout cohérent. Là réside la divergence majeure avec les camarades de la PFB, qui affirment vouloir « dépasser vraiment la LCR », mais qui, en réalité, veulent surtout dépasser… le NPA ! Ils appellent à dissoudre la LCR, à fonder le NPA, sans aucune appréciation positive de ce processus, et proposent de nouveau une orientation qui a échoué, en voulant marier ceux qui n’ont pas renoncé à gouverner avec le PS et des mouvements en rupture avec lui.


En cette fin 2008, en Grèce, en Italie, en Espagne et maintenant en France, la jeunesse sonne le tocsin de la révolte sociale pour refuser de payer leur crise. Elle a besoin de puissants relais pour étendre, généraliser, politiser l’affrontement. C’est modestement ce que nous cherchons à faire avec le NPA. À notre échelle, c’est un choix historique. La LCR ne meurt pas. Elle se dépasse dans le NPA, un NPA qui aura besoin de toute l’expérience accumulée par les militantes et les militants de la LCR, qu’ils en soient membres depuis quelques mois, quelques années ou quelques décennies. Ce choix est fondamental, bien loin des petits calculs de congrès. Nous ne lâchons rien ! Le combat continue !

Anne, Basile, Christine, Flavia, Fred, Galia, Guillaume, Ingrid, Jean-François, Jean-Philippe, Monique, Myriam, Olivier, Pierre-François, Roseline, Sandra, Vanina, Yvan (membres du bureau politique de la LCR)

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